France — 26 août 2013

A-t-on encore besoin d’un Ministère de l’écologie?

par
7 janvier 1971: Georges Pompidou (eh oui, encore un gaulliste!) crée le premier ministère de l’environnement.

Depuis cette date, ce ministère a beaucoup évolué, notamment au gré des changements opérés par l’écologie politique.

Celle-ci, en effet, après une période de pure défense de nos milieux naturels avec des personnalités comme Jacques-Yves Cousteau ou Paul-Emile Victor, s’est muée de plus en plus sous l’influence des Verts en une idéologie anti-capitaliste, libertaire et plus ou moins anarchisante.

Leurs combats sont devenus au fil du temps, bien sûr le refus dogmatique de l’énergie nucléaire mais aussi la décroissance, le mariage gay, la libéralisation du cannabis ou la défense des clandestins.

C’est à croire que ces gens qui monopolisent jalousement l’adjectif « écologiste » n’ont absolument rien compris à la révolution représentée par la notion de développement soutenable défendue en 1987 dans le rapport Bruntland.

A partir de ce moment, il nous est demandé de prendre conscience que toute action ou décision politique se doit de tenir compte de manière équilibrée des trois dimensions économiques, sociales et environnementales.

L’écologie (la vraie…) devient donc transversale dans tout projet politique.

Jacques Chirac qui l’a intégrée dès l’origine dans le programme de l’UMP et dans la Constitution française ainsi que Nicolas Sarkozy qui a élargi les compétences du Ministère de l’écologie l’ont bien compris.

Aujourd’hui, il nous faut passer à une étape supplémentaire et se poser la question de l’utilité d’un Ministère de l’écologie.

Quand on voit aujourd’hui la manière d’agir du nouveau ministre de l’écologie qui n’a de cesse de s’opposer aux autres ministres pour prouver son allégeance aux Verts et aux défenseurs autoproclamés de l’écologie, on ne peut qu’être encouragés à juger ces pratiques désuètes.

Quel souci social lorsqu’on décrète que l’on va fermer Fessenheim laissant sur le carreau des ouvriers hautement qualifiés et cela sans nulle autre justification écologique que la promesse inconsidérée du candidat Hollande ?

Quel souci économique alors qu’en plein débat sur le niveau insupportable de l’imposition qui plombe la croissance dans notre pays, on annonce une nouvelle taxe (ou contribution ou ce qu’on veut…) juste pour se rabibocher avec des Verts menaçants ?

A noter qu’Ecologie bleue fera prochainement des propositions concrètes pour une fiscalité écologique incitative et ne pénalisant ni le pouvoir d’achat ni nos entreprises.

Nous pensons par conséquent que, pour aboutir à une véritable croissance durable, celle qui « répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins« , il serait plus utile de nommer un délégué interministériel sous l’autorité du Premier Ministre (ou une sorte de vice-Premier Ministre) qui serait à même de vérifier que l’aspect environnemental des décisions gouvernementales soit toujours correctement envisagé, et cela sans vouloir à tout prix comme aujourd’hui engager une course à l’échalote grotesque avec le Ministre de l’économie, du Travail ou autre.

Union Républicaine se réserve le droit, sans avertissement et à tout moment, de supprimer tout commentaire non-conforme à la finalité et au bon usage de la loi en vigueur. Les commentaires sont sous la responsabilité de leurs auteurs.

1 Commentaire

Laissez un commentaire

— required *

— required *

Login