Social — 13 décembre 2012

Enfance en danger – la théorie gender bientôt imposée dans les écoles

par

Excellente et vitale initiative des députés dont Xavier Breton et Virginie Duby-Muller visant à alerter les Français quant à l’application en France de la théorie du gender, basée sur l’indifférenciation des sexes. 

Cette expérience pilote intéresse en effet le gouvernement puisque Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des Femmes et Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Familleont visitée en septembre dernier une crèche de Seine Saint Denis et affirmé clairement leur désir de multiplier ce type de dispositif, et de réfléchir à la formation et à la pratique des professionnels de la petite enfance…

Lisez attentivement leur demande de commission d’enquête. Nous devons rester vigilants, très vigilants…

Il s’agit de l’avenir de nos enfants, de toute une génération qui risque de retrouvée asexuée et sans repères par volonté idéologique de nos gouvernants…

Nous, parents, grands parents non seulement de droite mais de tous les partis, refusons cette dérive et soutenons nos députés dans leur action.

____________________________________

PROPOSITION DE RÉSOLUTION tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’introduction et la diffusion de la théorie du gender en France,

(Renvoyée à la commission des affaires culturelles et de l’éducation, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Mesdames et Messieurs Virginie DUBY-MULLER, Xavier BRETON, Véronique BESSE, Étienne BLANC, Gilles BOURDOULEIX, Valérie BOYER, Guillaume CHEVROLLIER, Philippe COCHET, Gérald DARMANIN, Olivier DASSAULT, Jean-Pierre DECOOL, Jean-Pierre DOOR, Bernard GÉRARD, Philippe GOUJON, Anne GROMMERCH, Jean-Claude GUIBAL, Annie GENEVARD, Philippe GOSSELIN, Patrick HETZEL, Charles de LA VERPILLIÈRE, Isabelle LE CALLENNEC, Marc LE FUR, Pierre LEQUILLER, Céleste LETT, Véronique LOUWAGIE, Lionnel LUCA, Gilles LURTON, Alain MARC, Philippe MEUNIER, Yannick MOREAU, Alain MOYNE-BRESSAND, Jacques MYARD, Yves NICOLIN, Patrick OLLIER, Bernard PERRUT, Jean-Frédéric POISSON, Josette PONS, Camille de ROCCA SERRA, Jean-Charles TAUGOURDEAU, Dominique TIAN, Jean-Pierre VIGIER et Philippe VITEL, députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Notre société est organisée à partir de la différence sexuelle « anatomique » homme/femme, et de son expression culturelle, le genre masculin/féminin, qui lui correspond. Le genre peut être considéré comme le résultat de processus historiques et culturels ; il se réfère à des comportements, des fonctions et des rôles que chaque société assigne à chaque sexe.

Il y a une quarantaine d’années, commençaient à être enseignées aux États-Unis les gender studies ou études de genre mettant en lumière par des méthodes scientifiques, les modes d’organisation de la société à partir de ces fonctions spécifiques assignées à l’homme et à la femme en raison de leur différence sexuelle, et les situations d’inégalité qui en résultent.

Il faut bien noter que, sur le plan scientifique, il peut être tout à fait intéressant de s’interroger, à travers l’Histoire, sur les différences non biologiques entre hommes et femmes, en cherchant la racine et les causes des inégalités observées.

Mais progressivement ces gender studies ont intégré la théorie du gender dans leurs travaux.

Il est important de souligner que la théorie du gender n’est pas une étude scientifique. C’est un système de pensée et d’organisation globale de la société refusant en général ce qui est donné par la nature et en particulier le corps sexué.

L’identité sexuelle de l’être humain ne dépendrait donc plus du lien entre son genre social et son sexe «anatomique» mais de la perception subjective que chaque individu se fait de son identité, lui permettant ainsi de déterminer librement son orientation sexuelle quelle que soit sa réalité biologique et anatomique : celle-ci pourrait donc avoir des formes diverses (hétérosexuel masculin, hétérosexuel féminin, homosexuel, lesbienne, bisexuel, neutre) tout comme elle pourrait évoluer dans le temps.

En fait rien ne distinguerait un homme, d’un genre féminin, d’une femme, de même que rien ne distinguerait une femme, d’un genre masculin, d’un homme.

La théorie du genre ne se fonde donc plus sur la différence des sexes mais sur celle des sexualités.

En revendiquant une égalité abstraite entre hommes et femmes, les tenants de cette théorie prétendent mettre fin à la discrimination que subiraient les femmes depuis des siècles par rapport aux hommes.

Si toute lutte contre les discriminations fait, a priori, l’unanimité, il faut toutefois s’assurer que l’argument avancé ne sert pas un objectif qui ne dit pas son nom, celui de généraliser l’introduction en France de la théorie du gender, dans son sens subversif de l’indifférenciation des sexes qui pourrait inspirer notre législation.

Quelles seraient les conséquences, pour une société, de l’indifférenciation des sexes ?

  • La dissociation entre sexe biologique et genre social, en négligeant la réalité de la place du corps et par conséquent le fait que le corps soit l’expression visible de l’identité de l’homme et de la femme, empêche de considérer la personne humaine dans son unité.

On voit donc ce que pourrait avoir de perturbateur pour des enfants et des adolescents une éducation qui ne prendrait pas en compte cette unité ou qui ne s’appuierait pas sur la réalité de ce qu’ils sont.

  • Si la construction de soi est uniquement liée au comportement et à l’orientation sexuelle, elle devient subjective et mouvante et il est alors difficile d’entrer dans une relation durable avec une autre personne.
  • L’indifférenciation sexuelle entre les individus a pour conséquence de reconnaître que tous les couples, quel que soit le sexe des individus qui les composent, sont égaux, entraînant ainsi une remise en cause du mariage, de la famille et de la maternité fondés sur l’altérité sexuelle.
Pour sortir de « la contrainte » de la maternité, des modes de reproduction artificielle comme l’utérus artificiel ou les mères porteuses seront revendiqués. 
Paradoxalement tous les moyens seront explorés pour avoir un enfant, même si les choix de vie rendent objectivement stériles. C’est la marche vers le droit à l’enfant.
  • Cette théorie qui revendique une égalité abstraite entre les hommes et les femmes part du principe que seule l’indifférenciation sexuelle pourra conduire à l’égalité. Mais en confondant la fonction des personnes et leur être même, elle aboutit, au contraire, à une profonde inégalité car il ne peut y avoir égalité sans reconnaissance des différences.
Qui peut nier qu’à fonction égale, la femme doit avoir le même salaire qu’un homme, mais devrait-on alors lui supprimer tout congé de maternité pour le même motif ? On voit bien que l’homme et la femme ont une spécificité liée à leur nature et que la véritable égalité consiste à en tenir compte.

En introduisant la théorie du gender en France nous serions donc en face d’une rupture majeure de notre société et d’un bouleversement pour l’ensemble des Français.

Ceux-ci ont le droit de savoir : la théorie du gender ne peut être imposée en catimini sans que les citoyens n’aient conscience de ce qu’elle représente et des conséquences qu’elle entraîne.

Or, à quelle situation sommes-nous confrontés en France ?

  • En 2010 est créé à Sciences Po un « programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre » intitulé Presage annoncé au printemps et mis en œuvre en septembre, rendant l’enseignement de la théorie du gender obligatoire ;
  • Certaines universités – Paris 8, Toulouse Le Mirail, Paris 7, Paris 3/Paris 6 ou l’École des hautes études en sciences sociales – proposent depuis plusieurs années des spécialisations en études de genre au niveau du Master et parfois des cours obligatoires d’initiation à ces problématiques dès la licence, y compris dans des cursus de science politique. Cette commission devra s’attacher à étudier l’introduction éventuelle de la théorie du gender via ces programmes d’études et de recherches ;
  • À la rentrée 2011, les nouveaux manuels scolaires de science et vie de la terre (SVT) en Première L et ES abordent les chapitres sur la sexualité, l’identité sexuelle ou les rôles de l’homme et de la femme, qui pourraient apparaître sous l’angle de la théorie du gender ;
  • La loi n° 2012-954 du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel ajoute à la liste des discriminations réprimées celles commises en raison de l’orientation ou de l’identité sexuelle ;
  • La crèche Bourdarias en Seine-Saint-Denis est une crèche dont, depuis avril 2009, les équipes, qui ont été formées par des spécialistes suédois, pratiquent une pédagogie «active égalitaire» et se mobilisent pour lutter contre les stéréotypes de genre qui assignent les enfants à des rôles différents en fonction de leur sexe : « on encourage les filles à manier le marteau à l’atelier bricolage et les garçons à s’exprimer à l’atelier émotions ».
Cette expérience pilote intéresse le gouvernement puisque Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des Femmes et Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille l’ont visitée en septembre dernier et affirmé clairement leur désir de multiplier ce type de dispositif, et de réfléchir à la formation et à la pratique des professionnels de la petite enfance.
Comment s’assurer que l’idéologie du gender ne soit pas promue à l’occasion de ces formations ?
  • Le 7 novembre 2012 le Conseil des Ministres adoptait le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, qui propose de remplacer les termes femme et mari par le concept neutre et indifférencié d’ « époux » ou « conjoint » et les termes père et mère par le terme neutre de « parent » ;
  • Novembre 2012 : Madame Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, porte-parole du gouvernement, met en place un programme d’actions du gouvernement contre les violences et les discriminations commises en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre.

Cependant, le 23 novembre 2012, le tribunal administratif de Paris annule l’agrément « Éducation nationale » dont bénéficiait SOS homophobie en tant qu’association éducative complémentaire de l’enseignement public pour atteinte au principe de neutralité qui s’impose aux associations intervenant dans l’enseignement public, ainsi que pour atteinte aux convictions religieuses et philosophiques des élèves, de leurs parents ou des enseignants.

Ne faudrait-il pas que cette vigilance dont a fait preuve le tribunal administratif vis-à-vis du principe de neutralité puisse également s’exercer sur des associations dont l’objectif réel serait l’introduction de la théorie du gender dans l’enseignement et l’éducation nationale ?

Il faut donc établir un véritable état des lieux de la pénétration de cette théorie dans l’ensemble de notre pays : politique de la petite enfance, éducation, enseignement scolaire, enseignement supérieur, droits des femmes, droit de la famille, droit social, administration, Justice…

Les conséquences qu’elle implique représentent un tel bouleversement de notre contrat social que les Français sont en droit d’en être informés.

C’est pourquoi nous demandons la création d’une commission d’enquête.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

Article unique

En application des articles 137 et suivants du Règlement de l’Assemblée nationale, est créée une commission d’enquête de trente membres chargée :

  • d’établir précisément les vecteurs de promotion de la théorie du gender dans notre pays,
  • d’en évaluer les conséquences pour la collectivité nationale.
Source photo : montage depuis avenir.youvox.fr

Union Républicaine se réserve le droit, sans avertissement et à tout moment, de supprimer tout commentaire non-conforme à la finalité et au bon usage de la loi en vigueur. Les commentaires sont sous la responsabilité de leurs auteurs.

6 Commentaires

  • Félicitations

  • Je tiens à remercier Danielle Roméro pour cet article instructif et hautement moral : c’est une consolation, en ce monde troublé, de savoir que la conscience a encore de beaux jours devant elle ; et je pense à mes enfants et petits enfants, aux enfants de France et du Monde qui ne seront pas entièrement livrés, demain, à des dirigeants politiques qui font taire dès aujourd’hui leur conscience ou l’étouffent ; car il existe et il existera toujours des femmes et des hommes qui lutteront contre la volonté de ceux qui veulent dénaturer notre Société, anéantir notre Culture judéo-chrétienne, porter atteinte à la Famille, aux Traditions séculaires, aux droits de la Femme, de l’Homme… de l’Enfant !
    Et tout cela au nom d’une idéologie qu’ils nomment « liberté sociétale » mais qui est en fait un esclavage nouveau de ce début de troisième millénaire.

    Je veux aussi remercier les élus pour leur initiative. J’espère qu’elle sera productive et qu’elle débouchera sur des mesures qui seront de nature à nous rassurer, nous, les familles. D’autant plus que le DANGER semble réel et très proche ; menaçant.

    MERCI

  • Je suis enseignante retraitée de l’école Maternelle ! J’ai découvert en 2009 que Gaël Pasquier , instituteur ,faisait rentrer dèjà à l’époque la théorie du genre à l’école maternelle sans prévenir qui que ce soit des parents et enseignants . Son ami de l’inter LGTB Sébastien Wattel a aussi fait rentrer la théorie du genre en primaire dès 2009 avec son film  » Le baiser de la lune « à présenter à tous les CM1 et CM2 de France !.Nous avons été des milliers à signer des pétitions sans aucun résultats apparemment puisque la loi est passée afin de généraliser cette théorie à tous les échelons de l’ Education Nationale .Biensûr qu’il faut mettre une enquête à la connaissance de tous sur cette théorie du genre .Hors étiquette politique ni religieuse pour tout ce qui concerne les enfants , j’ ai toujours veillé dans l’exercice de mon métier comme en privé à ce qu’on garde aux enfants leur petite intégrité sexuelle spécifique à l’enfance . Elle n’a rien à faire avec celle des adultes !Jamais en activité , j’aurais accepté d’enseigner cette théorie aux enfants , j’en aurais fait part à tous les parents de ma classe .Des collègues qui la découvre seulement maintenant se disent terrifiés !

Laissez un commentaire

— required *

— required *

Login